Fonctionnement

Les mécanismes, du XIXème siècle pour la plus grande partie, ont été restaurés en tant que de besoin en 2004 afin de conserver le fonctionnement original du moulin.

-  Le grain était préalablement nettoyé 3 fois dans la rivière, depuis une porte d’accès située au sous-sol, au niveau de la machinerie.
-  Il était moulu grâce à 2 paires de meules en pierre de meulière naturelle serties ; chaque meule pèse environ 500 kg (soit 1T la paire) ; une seule paire de meules est maintenant utilisée.
-  La mouture (ou boulange) sortant des meules était reprise par 2 élévateurs et envoyée au 1er étage pour y subir les opérations de bluterie. Il existait 2 coffres de bluterie, il n’en reste plus qu’un. Actuellement la mouture tombe au sous-sol dans un sac de jute. Les sacs sont remontés au 1er étage pour être tamisés (bluterie en cours de rénovation), grâce au remonte-sac actionné par le mécanisme du moulin.
-  Les bluteries étaient constituées par des coffres (3 m de longueur) dans lesquels tournait un cylindre (diamètre 0,5m) à 6 pans garni d’une toile de soie servant à tamiser la farine. En bout de bluterie était récupéré le son utilisé pour nourrir les animaux de l’exploitation (chevaux et moutons).
-  La « Farine Fleur » sortant des coffres de bluterie était ensachée au 1er étage puis montée pour stockage au 2ème étage.
-  Le chargement des voitures de livraison (farinières) s’effectuait au rez-de-chaussée.
-  La production de farine de blé était d’environ 3000 sacs de 159kg, soit 500 tonnes de « Farine Fleur » par an (1,5t par jour).